mercredi 18 avril 2018

Carte de presse: votez SNJ!


C'est parti! L'élection de nos représentants à la Commission de la carte d'identité des journalistes professionnels (CCIJP, dite "commission de la carte") commence ce jeudi 19 avril 2018. Vous faites probablement partie des 95% de journalistes qui ont demandé à voter par Internet. Dans ce cas, vous devez avoir reçu votre "clé de vote" par courrier.
Nous vous encourageons à voter le plus tôt possible pour les candidats du SNJ. Attention, il y a traditionnellement deux votes: l'un pour la commission nationale et la commission supérieure; l'autre pour le correspondant régional. Nous vous invitons à (re)lire l'interview de Flavien Rosso, notre confrère de La Réunion, candidat pour l'outre-mer. N'attendez pas la date limite du 17 mai, car c'est le meilleur moyen de subir des dysfonctionnements techniques!
En cas de problème pour voter, contacter la CCIJP.
Et si vous faites partie des journalistes qui n'ont pas encore demandé leur carte de presse, c'est le moment de réparer cette lacune. Rappelez à votre employeur que selon l'article 6 de notre convention collective, il n'a pas le droit d'employer plus de 3 mois un(e) journaliste qui n'aurait pas demandé sa carte de presse. Si vous l'obtenez, vous pourrez voter en 2021. Et surtout, vous posséderez la petite carte plastifiée qui prouve que votre employeur respecte vos droits et vos devoirs de journaliste: c'est tout un programme!


jeudi 12 avril 2018

"La carte de presse est un moyen d'éviter les arnaques"

Flavien Rosso (Photo DR).

Il brigue vos suffrages ! Flavien Rosso, journaliste au Quotidien de La Réunion, est le candidat SNJ pour les prochaines élections de la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels (CCIJP, dite « commission de la carte de presse »). Avec déjà six ans d’expérience dans ce mandat, il est le mieux placé pour aider les confrères et consoeurs dans leurs démarches.

Flavien, on entend souvent dire que la « carte de presse » ne sert à rien. Que réponds-tu ?
Je réponds que la carte de presse est la reconnaissance d’un statut et d’une profession. Dans un monde qui bouge beaucoup, avec Internet et les réseaux sociaux, seuls les journalistes sont capables de hiérarchiser, de présenter une information fiable, crédible, vérifiée. La carte de presse est donc un moyen de reconnaître ce métier, qui doit rester un vrai métier, correctement encadré et rémunéré. La carte de presse est un moyen de reconnaître que le journaliste a des devoirs et des droits.

Par exemple ?
Il y a une précarisation très importante de la profession. Il y a de plus en plus de journalistes low-cost, de collaborations hors salariat… comme auto-entrepreneur, par exemple. Le statut d’auto-entrepreneur est une véritable arnaque : certains se croient plus libres comme auto-entrepreneurs, mais ils sont encore plus à la merci des employeurs qui rompent les collaborations sans aucune indemnisation. La carte de presse est un moyen d’éviter ces arnaques. Elle permet aussi d’éviter de travailler en dehors de la convention collective, par exemple en mélangeant l’information, la publicité et la communication. Etre titulaire de la carte de presse, c’est un moyen de se défendre contre ces attaques. On ne peut pas faire faire n’importe quoi à un journaliste titulaire de la carte de presse, ni l’employer n’importe comment.

Nous rencontrons pourtant souvent des journalistes sans carte de presse. Qu’en penses-tu ?
Il peut y avoir de très bons journalistes qui ne sont pas titulaires de la carte. Il faudrait que l’Etat, dans sa soi-disant volonté d’aider la profession, se penche sur ce genre de chose. Souvent, ce n’est pas la faute des journalistes. Ce sont des entreprises qui n’appliquent pas la convention collective, qui proposent des contrats illégaux, qui mettent les bâtons dans les roues des journalistes qui demandent leur carte de presse… L’Etat ferait bien de mieux contrôler l’application de la loi.

Certains accusent la loi de 1935 (*) d’être obsolète, dans notre monde numérique…
Ce n’est pas parce qu’on vit avec le numérique qu’on n’a plus de règles. Comme le dit la citation célèbre : « c'est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit" ». On peut aussi rajouter « ce n’est pas parce que c’est sur Facebook que c’est vrai ». Il vaut mieux donner son nom, son prénom et sa date de naissance à la commission de la carte, que de laisser s’envoler ses données privées vers des lobbies politiques.

En quoi consiste la mission de correspondant régional de la commission de la carte de presse?
La commission de la carte est basée à Paris. Elle étudie toutes les demandes, y compris les renouvellements. Quand elle reçoit une première demande de carte, quelle que soit la région, le correspondant régional fait un rapport pour aider la commission à prendre ses décisions. La commission peut nous interroger si elle a des doutes pour un dossier, y compris pour un renouvellement. Sur le terrain, nous pouvons vérifier si les tâches du demandeur sont vraiment journalistiques, s’il travaille pour une véritable entreprise de presse. Si le demandeur fait un peu de journalisme et beaucoup de communication institutionnelle, la carte lui sera refusée. Le journaliste étant obligatoirement salarié, nous vérifions aussi la nature de son contrat de travail.

Pourquoi faut-il voter SNJ ?
Le SNJ a 100 ans cette année. Notre syndicat a toujours été à côté des journalistes, et à l’origine des avancées majeures de la profession et à la commission de la carte. Le SNJ s’est battu pour obtenir que les chômeurs puissent conserver leur carte de presse pendant 2 ans, et pour que les demandeurs puissent l’obtenir avec des revenus équivalents à la moitié d’un Smic. Le SNJ est aussi en première ligne pour le combat pour les photojournalistes, les plus soumis à la précarité imposée par les employeurs. A la commission, les élus SNJ regardent ces dossiers avec bienveillance, au cas par cas.

Propos recueillis par Véronique Hummel

(*) La loi de 1935, dite « loi Brachard », fixe le statut de journaliste.

Elections à partir du 19 avril 2018. Attention, chaque journaliste doit voter deux fois : une fois pour la commission nationale et la commission supérieure, une fois pour les correspondants régionaux. Voir le site de la CCIJP.

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Flavien, candidat pour un 3e mandat

Flavien Rosso, 48 ans, journaliste sportif au Quotidien de La Réunion (agence de Saint-Pierre), est membre du SNJ depuis 1994. A l’exception de quatre années passées comme enseignant à Madagascar, Flavien a toujours milité pour notre syndicat. Depuis 2012, il est correspondant régional de la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels, pour l’ensemble des outre-mer. Il est candidat en 2018 pour un 3e mandat.


lundi 2 avril 2018

Stop aux attaques personnelles entre journalistes !





Ces derniers temps les agressions entre médias se multiplient. Attaques personnelles, insultes, que ce soit sous couvert d'éditoriaux ou de pages humoristiques… La dernière en date consiste à traiter un rédacteur en chef de « souteneur », une formulation particulièrement malveillante. Plus anciennement, nos confrères de Réunion 1ère étaient la cible d’attaques publiques d’un site local. La presse réunionnaise confond sa mission d’information, d’analyse et de critique, avec des comportements qu’on n’accepterait ni de nos enfants, ni de nos lecteurs.
Bien entendu, le SNJ apprécie l’existence de rubriques humoristiques et de blogs satiriques, qui permettent d’attirer l’attention des lecteurs sur des bévues qui font le charme de la presse (erreur de transcription, coquille dans un titre, situations comiques…), voire d’exprimer des opinions. Mais on n’en est plus là. Ces dernières semaines, les attaques personnelles se sont multipliées entre journalistes de la presse écrite, qui s’écharpent parfois en plus sur les réseaux sociaux.
C’est oublier que nous écrivons avant tout pour nos lecteurs, et que ces agressions écrites ne les intéressent pas. Pire, elles rebutent une partie d’entre eux, alors que la presse écrite a besoin de garder ses lecteurs et acheteurs, maintenant encore plus qu’avant. Que ce soit dans la presse écrite ou dans la presse en ligne, ces attaques entre confrères sont malsaines et desservent la profession. Les journalistes n'ont pas à régler leurs comptes personnels par média interposé. Premier syndicat de la profession, le Syndicat national des journalistes dénonce ces pratiques qui tendent à se banaliser à La Réunion, et entraînent une baisse du niveau de la presse sur l’île, dommageable pour les lecteurs et pour notre profession.

lundi 12 mars 2018

Joyeux anniversaire, SNJ!

Les militants du SNJ ont fêté le centenaire du syndicat sur le parvis des Droits de l'homme à Paris. (Photo DR)

La section Réunion-océan Indien était présente au Trocadéro! Notre consoeur Sophie Person (lunettes noires et écharpe bleue, premier rang) y portait la Charte de déontologie du SNJ, au milieu des autres militants qui s'étaient rassemblés à Paris pour fêter les 100 ans du syndicat. Ce rassemblement festif et coloré était organisé samedi 10 mars sur le parvis des Droits de l'homme, à la date exacte du centenaire du SNJ, né en 1918. 
A l'issue du comité national qui se déroulait à Paris les 9 et 10 mars, les militants ont ainsi manifesté leur attachement aux valeurs que nous défendons depuis 100 ans et qui n'ont pas pris une ride: déontologie, liberté d'expression et d'information, droits démocratiques, indépendance des rédactions... Cette action symbolique s'inscrit dans une série de manifestations qui ont un double objectif: commémorer la naissance du syndicat et montrer son entière utilité au XXIe siècle.

Ainsi, le comité national a voté plusieurs motions sur des sujets aussi divers que l'avant-projet de loi sur les fake-news, les scandaleux écrits de Jean-Luc Mélenchon, ou encore les tweets d'un responsable sportif qui pratique les mêmes dérives que nos hommes politiques (on a les mêmes à La Réunion, il suffit de lire les archives de ce blog).
Sur le centenaire du SNJ, voir également notre page Facebook.

dimanche 11 février 2018

En 2018, adhérez au SNJ!



En 2018, le Syndicat national des journalistes a 100 ans. Cent années de luttes et de défense de notre profession, dont nous bénéficions tous, y compris les plus hostiles au syndicalisme. Nous connaissons tous un confrère ou une consoeur qui explique, bravache, qu'il/elle "n'a jamais eu besoin des syndicats".
Et bien c'est faux!
- Si nos employeurs doivent respecter une grille salariale, c'est grâce au SNJ. Elle est souvent trop faible, mais sans elle, ce serait encore pire.
- Si des journalistes réunionnaises ont obtenu une augmentation de salaire en application d'un accord d'égalité hommes-femmes, c'est grâce au SNJ.
- Si nous percevons un 13e mois, c'est grâce au SNJ. 
- Si nous avons un avantage fiscal (allocation pour frais d'emploi) qui compense partiellement nos faibles salaires, c'est grâce au SNJ.
- Si des journalistes réunionnais ont obtenu un vrai contrat et non une collaboration d'auto-entrepreneur sous-payée, c'est grâce au SNJ.
- Si des pigistes ont obtenu des indemnisations supplémentaires après jugement au tribunal, c'est grâce au SNJ.
- Si les journalistes perçoivent leur prime d'ancienneté, c'est grâce au SNJ.
- Si certains hommes politiques ont manifesté leur soutien à la liberté de la presse, c'est grâce aux manifestations organisées en janvier 2015 par le SNJ. Ce qui n'a pas empêché ces mêmes personnages d'attaquer certains journalistes, mais le SNJ a toujours défendu les confrères.
- Et on pourrait encore allonger la liste... Contrairement à la pratique dans d'autres pays, les syndicats français négocient pour l'ensemble des salariés et pas seulement pour leurs adhérents.
Alors, journalistes de l'océan Indien, n'hésitez plus: adhérez au SNJ pour être mieux informés sur vos droits et sur les moyens de vous défendre. Et surtout pour que nous puissions continuer à défendre notre métier!

Voir le détail sur notre page "Rejoignez-nous".
Renseignements: snjreunion@gmail.com.


jeudi 18 janvier 2018

Journalistes pigistes, formez-vous!

         
Toutes les entreprises doivent contribuer financièrement à la formation des salariés. La presse et l’audiovisuel cotisent à  l’Afdas, organisme dont les conseillers peuvent vous informer, orienter, conseiller, évaluer vos compétences et échanger sur vos besoins
          Les journalistes pigistes de la presse (imprimée, en ligne et agences) titulaires de la carte avec la mention « pigiste » ou dans certains cas « R 7111-9» (demandeur d’emploi) bénéficient de l’accord signé en 2016  entre les fédérations patronales de presse et des syndicats de journalistes dont le SNJ. Cet accord permet d’accéder à tous les dispositifs et de bénéficier d’une enveloppe.
         La Commission « pigistes » de presse de l’Afdas a sélectionné une série de formations courtes « clés en mains » portant sur data-journalisme, écriture journalistique, outils de gestion des données, sécurité, vidéo/image. Ces formations, dispensées par des organismes reconnus, à tarifs négociés, se tiennent dans différentes régions, y compris à La Réunion (adresse sur prospectus ci-dessous). Vous prenez directement contact avec l’organisme pour connaître les dates de stage. Au minimum 3 semaines avant le début du stage, envoyez à l’Afdas la fiche de renseignements à télécharger sur le site, lettre de motivation, CV, copie recto verso de votre carte de presse de l’année, copie de vos bulletins de salaire des 12 derniers mois, RIB et estimation de vos frais annexes. Des stages peuvent aussi être demandés dans trois priorités: journalisme, conception/réalisation de médias numériques, image/lumière.
         Les demandes hors de ces cadres passent devant la commission paritaire pigistes presse. Soignez lettre de motivation et CV. Ils doivent montrer l’intérêt de la formation pour votre parcours professionnel.  Plusieurs formations peuvent être demandées. Des plafonds individuels et des plafonds de coût horaire s’appliquent. Une allocation de 10 euros de l’heure est versée pour les stages de plus de 14 heures.
         Adresse dédiée pigistespresse@afdas.com ou  téléphoner au pôle artistes, auteurs et journalistes pigistes  01 44 78 39 45 ou 34 16.
         Ecrivez à snj@snj objet formation pour questions ou remarques.

         Les journalistes pigistes de presse, sans carte, peuvent suivre des formations en auto-financement ou, sur le plan de formation de l’entreprise, avec frais pédagogiques et salaire à la charge de l’employeur. Malgré l’insistance du SNJ, les fédérations patronales ont refusé que les non-titulaires de la carte bénéficient de l’accord pigistes. Mais en tant que salariés presse, ils peuvent demander à l ’Afdas un CEP, un CIF et leur CPF.

         Les journalistes pigistes de l’audiovisuel avec ou sans carte ont été, à la demande du SNJ, intégrés nommément dans l’accord formation de l’audiovisuel avec rappel de la possibilité pour eux  de mobiliser avant fin 2020  leurs heures de l’ex-DIF (droit individuel à la formation)  non utilisées pour leur CPF. Leurs demandes de CIF sont traitées comme celles des CDD avec un assouplissement récent, à la demande du SNJ, pour d’éventuelles formations hors temps de travail.  Voir les conditions de financement sur le site de l’Afdas Sur décision de la commission paritaire audiovisuel, ils ont accès  à l’offre clés en main des pigistes de presse écrite sauf vidéo/image.

         Tout journaliste, mensualisé, à la pige ou en CDD/CDDU, travaillant en presse ou  en audiovisuel peut s’inscrire à  l’un des 450 stages de l’offre clé en main transversale de l’Afdas concernant management, efficacité professionnelle, gestion de projet, langues, numérique/digital, bureautique, PAO et sécurité.
         
       Consultez le site de l’Afdas www.afdas.com pour
- connaître les coordonnées de l’Afdas à Paris et en régions
- connaître la loi sur la formation et les accords de branche
- connaître l’ensemble des dispositifs  légaux de formation
CEP (Conseil en évolution professionnelle, gratuit, 01 44 78 34 23)
BC bilan de compétences,
CPF (compte personnel de formation, (www.moncompteformation.gouv.fr/))
pour BC, formations qualifiantes éligibles, langues, permis de conduire…
VAE (valorisation des acquis de l’expérience)
CIF (congé individuel de formation) pour BC ou formations de reconversion avec maintien du salaire – 2 ans minimum d’activité professionnelle requis

(Source: Fiche pratique Pôle pigistes 2018)
Nous invitons tous les journalistes pigistes
 à participer au groupe Facebook "Infos pigistes SNJ"
 où ils/elles pourront poser toutes leurs questions sur tous sujets)





vendredi 1 décembre 2017

Journaliste insultée et menacée: une agression inexcusable!

La copie d'écran de l'article sur le site Zinfos974.
C'est une nouvelle tentative d'intimidation d'une journaliste à La Réunion. Suite à une enquête minutieuse, une consoeur du site Zinfos974 a publié un article titré "Quand Michel Allamèle occupe illégalement du terrain dans l’Est" en date du 28 novembre, 
Alors que la journaliste lui a donné la parole dans ce reportage, Michel Allamèle n'a pas apprécié le traitement journalistique de l'information et est venu régler ses comptes à la rédaction. En présence du directeur de la publication, M. Allamèle a proféré insultes et menaces vulgaires à l'encontre de la journaliste, sur son lieu de travail et devant témoins. Suite à cette rencontre,la journaliste a déposé une plainte au commissariat de police.
Cette agression verbale constitue une inexcusable tentative de pression et d’intimidation à l’encontre de la presse. Premier syndicat de la profession, le Syndicat national des journalistes soutient notre consoeur agressée dans l'exercice de ses fonctions, comme il le fait pour tous les journalistes ainsi menacés.